La musique souvent me prend comme une mer!
Vers ma pale étoile,
sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,
je mets à la voile;
la poitrine en avant et les poumons gonflés
comme de la toile,
j’escalade le dos des folts amoncelés
que la nuit me voile ;
je sens vibrer en moi toute les passions
d’un vaisseau qui souffre,
le bon vent, la tempête et ses convulsions
sur l’immense gouffre
me bercent. D’autres fois, colme plat, gran miroir
de mon désespoir!
C. Baudelaire, “La musica”, in I fiori del male, Feltrinelli, Milano 1982
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ossimoro il 18/3/2009 alle 0:38 | |